« L’Église est sans péché, mais non pas sans pécheurs », disait le cardinal Journet. Non pas sans pécheurs, on ne le sait que trop. Elle est sans péché dans le sens qu’en dépit de l’indignité de ses ministres, elle m’offre tous les secours, toutes les grâces de sanctification pour mon Salut éternel : la messe, les sacrements, le culte de la Vierge Marie et des saints, le magistère, etc.

C’est la raison pour laquelle je lui garde toute ma confiance. En effet, même si un prêtre gravement coupable célèbre la messe, consacre le pain et le vin, la consécration est valide, le Seigneur est réellement présent, car le « pouvoir » surnaturel de consacrer vient du sacrement de l’Ordre et ce « pouvoir » est indépendant de la moralité du prêtre.

Le Seigneur en a ainsi disposé pour que le peuple de Dieu ne soit jamais privé de la nourriture divine. De même, si je me confesse à un prêtre indigne, l’absolution sacramentelle qu’il va me donner sera valide. Je serai effectivement pardonné, si mon repentir est réel bien sûr. 

Père Jean Richoz

Curé de Cugy (Canton de Vaud, Suisse)

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