23 février - Saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr (+ 155) – Allemagne, Wangen/Wigratzbad : Apparition de Marie Mère Immaculée de la Victoire à Cäcilia Geyer (1938), culte autorisé

Le premier miracle de Marie qui défait les nœuds

Derrière cette dévotion, issue d’un épisode de la vie quotidienne d’un couple allemand, se cache en réalité un miracle survenu devant un autre tableau peint en l’honneur de Notre-Dame des Neiges, dont la commémoration, depuis le Ve siècle, est à l’origine de toute la doctrine chrétienne et de toute la dévotion de l’Église à l’égard de Marie, Mère de Dieu (1).

Nous sommes en 1615. Wolfgang Langenmantel et Sophie Imhoff sont mariés depuis trois ans mais ils se disputent continuellement, et leur mariage est déjà en crise et ils envisagent de divorcer. Mais tous les deux sont de fervents catholiques et souffrent de leur décision. Alors, avant de décider de leur séparation définitive, l’époux décide de se rendre à pied au proche monastère bavarois d’Ingolstadt  (Allemagne) où réside le père jésuite autrichien Jakob Rem (1546-1618), connu et très estimé pour son discernement et sa profondeur spirituelle.

Le père Rem est un grand dévot de la sainte Vierge. Il s’en va aussitôt s’agenouiller devant le tableau de Notre-Dame des Neiges, accroché dans la chapelle du monastère, celle-là même qui lui est apparue, un beau jour d’avril 1604 et lui a demandé d’être invoquée sous le titre de Maria ter admirabilis (Marie trois fois admirable), et dont il fait répéter trois fois de suite le nom à ses disciples. Notre Dame des Neiges est la sainte patronne de tout le diocèse d’Eichstätt depuis 1942.

Le 28 septembre 1615, un événement extraordinaire se produit dans la chapelle du monastère. Tandis qu’il continue de prier intensément la Vierge, le père Jakob a dans les mains le ruban de noce que les époux, selon la tradition locale, avaient autour de leurs mains jointes, au moment d’échanger leurs promesses, pour marquer les liens indissolubles de leur union devant Dieu. Sophie le lui a confié pour accompagner ses prières. Le ruban est plein de nœuds, chaque nœud correspondant à chaque dispute qu’elle a eue avec son mari.

Le père jésuite, aux pieds de la peinture, supplie la Vierge de dénouer tous ces nœuds et de permettre à ce couple de trouver la paix. Et voilà que, tout à coup, il voit les nœuds se défaire les uns après les autres, et le ruban devenir aussi lisse et blanc que le jour de leur mariage, et d’une brillance qu’aucun peintre n’arrivera à reproduire. Très vite le couple en tire les bénéfices et se réconcilie. Le divorce est évité et les époux vivront en communion et heureux jusqu’à la fin de leurs jours.

 

(1) Pour en savoir plus sur Notre-Dame des Neiges voir :

Sainte Marie Majeure

Adapté de : Facebook

 

 

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