18 juin – Italie : Notre Dame de Prada (1747)

Marie, modèle de sainteté

Carrie Gress, jeune philosophe américaine, est l’auteur d’un livre intitulé The Anti-Mary Exposed: Rescuing the Culture from Toxic Femininity (L’Anti-Marie dévoilée : sauver la culture du féminisme toxique). Elle répond ici à la question : Après Vatican II, le rôle de Marie dans la prière de nombreux catholiques semblait avoir diminué. Bien entendu, nous avons également constaté cela chez nos frères et sœurs protestants au cours des cinq derniers siècles. Pensez-vous que ce grand changement culturel (qui a conduit l’idéologie féministe à nier de plus en plus la spécificité de la vocation de la femme), aurait pu se produire si la place de Marie dans la vie chrétienne n’avait pas d’abord été réduite ?

Dr Gress : Non, cela ne serait jamais arrivé si Notre Dame était restée au centre de la culture. (…) J’ai lu des auteurs protestants qui affirment la même chose : que le protestantisme n’a créé aucune place pour que les femmes puissent se réaliser en tant que femmes. Chacun sait que les protestants ont supprimé les ordres religieux et ont abandonné le modèle marial. Il n’y avait donc plus de place pour que les femmes comprennent leur rôle. En conséquence, les hommes ont été mis sur un piédestal, et les femmes réagissent maintenant à cela. (…)

Si nous regardons ce que l’Eglise catholique a réellement dit au sujet des femmes en ce qui concerne la façon dont elle défend la féminité, une grande partie de son enseignement est dérivé de la vie et du rôle de la Vierge Marie. L'Église est en avance sur la question des femmes.

Historiquement, les femmes qui ont marqué l'histoire sont des saintes pour la plupart. Celles-ci comprirent qu’elles devaient attacher leur volonté à la volonté de Dieu, et elles furent ainsi capables de faire des choses qu’elles n’auraient jamais pu faire sans Dieu. Je pense à Sainte Hélène, Sainte Lucie, Sainte Monique, Sainte Catherine de Sienne, ou Sainte Jeanne d’Arc. Toutes ces femmes remarquables avaient des vocations très différentes. Aucune ne peut être qualifiée de femme sans personnalité. L’Église voyait juste en reconnaissant que les femmes atteignaient très haut en devenant des saintes. Malheureusement, cela a été effacé de notre mémoire collective, tout comme Marie a été effacée.

Source : Catholic Exchange, 18 mars 2019

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