18 novembre - Venezuela. Marie de Chinquinquira (1749)

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Le voeu de virginité de Marie (II)

On dira que le fait de se vouer à la virginité donnait à une jeune fille juive la chance d'être choisie pour mère du Messie, que l'on croyait devoir naitre d'une vierge, mais c'est plutôt l'inverse qui était la vérité historique. Le fameux texte que nous lisons dans Isaïe : « Voici qu'une vierge enfantera », ne portait pas dans le texte hébreu cette précision : alma pouvait se traduire par jeune femme comme par vierge. C'est la traduction grecque des Septante, au second siècle avant notre ère, qui rendit alma par parthénos. Au reste, si la Vierge marie connaissait l'origine virginale, sa question à l'Ange n'aurait plus son sens plein : « Comment en sera-t-il ainsi, puisque précisément je ne connais pas d'homme ? » Elle eut dit au contraire : « Comment cela ne sera-t-il pas, puisque précisément je ne connais pas d'homme? » En gardant la virginité dans le mariage, la Vierge s'excluait plutôt, selon les conceptions communes, de la dignité d'être la mère du Messie. Une pensée de ce genre paraît conforme à son caractère d'extrême humilité, à son choix délibéré du dernier rang. Et on peut penser que, si Dieu l'a choisie, c'est qu'elle n'avait rien fait pour exciter ce choix.

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