16 décembre - France. Notre-Dame de Bonne Délivrance - Italie. Notre-Dame du Radeau (1117)

L'icône de Lydda (II)

A la veille de l'iconoclasme, saint Germain, un moine de Palestine, désirait lui aussi voir cette image miraculeuse avant de se rendre à Constantinople, où il fut par la suite élu patriarche. Pour avoir la Vierge de Lydda toujours près de lui, il demanda à un artiste de lui en faire une copie qu'il porta à Constantinople. Mais en 725, l'empereur Léon l'Isaurien déclencha la destructions des icônes. Le patriarche saint Germain fut chassé du trône et dut quitter la capitale. Avant de s'embarquer, il écrivit une lettre au pape saint Grégoire le Grand, fixa cette lettre sur l'icône qu'il confia aux flots de la mer. L'icône naviguait debout jusqu'à Rome où elle arriva en une seule journée. Saint Grégoire, averti par un songe, la reçut avec le clergé au bord du Tibre. Quand le pape eut terminé sa prière, l'icône s'éleva toute seule et vint se placer entre ses mains. Elle fut portée en procession jusqu'à Saint-Pierre et y fut exposée à la vénération des fidèles. Lorsque saint Germain se rendit compte que la persécution devait durer encore longtemps, il expédia une autre icône de la Mère de Dieu de la même façon. Elle aussi fut reçue par le pape à Rome. Les deux icônes restèrent à Rome pendant plus d'un siècle.

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