9 novembre - Italie Fête de l'Icône Mater Domini (1060) - Bse Elisabeth de la Trinité (+ 1906)

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Un cadeau n'est pleinement cadeau que s'il est bien reçu (II)

Plus le cadeau est riche et noble, plus le récipiendaire doit être "capable" de le recevoir. Si le Père voulait donner le Fils à la Terre, il ne pouvait prendre le risque qu'il ne soit reçu qu'à moitié, ni même aux trois quarts. Pour la plénitude de l'Incarnation, il fallait que rien du Fils ne soit "étranger" à l'humanité. Jésus ne pouvait être un enfant "non voulu", aussi partiel que soit ce "non voulu". Or depuis le drame du péché, aucun être humain n'est désormais capable d'un amour total et d'une liberté totale. Comment Dieu alors, pouvait-il faire cadeau à la terre, de son Fils? La solution ne pouvait venir que de Lui, et non de l'homme. Dieu a travaillé l'homme par une longue préparation: une promesse à la chute, pour qu'au coeur de tout membre de notre humanité, germe une espérance toujours renouvelée ; le choix d'un homme, Abraham et d'un peuple ; une longue histoire avec son tribut de pesanteurs et d'élans ; une lignée, une famille... Et finalement une petite fille "plus jeune que le péché", restituée, dès sa conception, dans la grâce d'origine, "toute graciée" et partant capable d'accueillir en plénitude toute grâce qui descendrait sur notre terre. Pour que rien n'échappe du don de Dieu, pour que rien n'en soit refusé, incompris, gaspillé.

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