11 juin - Italie. Notre Dame des Miracles (1427).

Notre Dame du Mantara de Saïda au sud Liban (II)

Les foules accoururent aussitôt pour venir découvrir cette grotte qui avait été abandonnée depuis si longtemps, et contempler l'icône de la Vierge. Les cloches sonnèrent alors pour annoncer l'événement et des processions furent organisées dans le village. C'est ainsi que le culte reprit dans cette grotte. Beaucoup de guérisons sont depuis attribuées à Notre-Dame de Mantara. Deux petits livrets, écrits par un évêque de Saïda dans les années 1910, relatent les 16 premiers miracles dont celui qui permit à une religieuse de Saint-Joseph de recouvrer la vue. Près de la moitié de ces miracles concerne des enfants et les femmes stériles, Saïdet-El-Mantara affectionne en effet les tout-petits : c'est pour eux qu'Elle fait le plus de merveilles, aussi parfois l'appelle-t-on "Notre-Dame des enfants". Jusqu'à présent beaucoup d'enfants sont baptisés dans la grotte. On les consacre ensuite à la Sainte Vierge. Le dimanche 11 juin 1911, plusieurs notables de Saïda, le Directeur de la Régie ottomane des tabacs, M. Joseph Aumann, sa femme, l'agent consulaire de France, un prêtre, le P. Nicolas Halabi, et plusieurs autres, étaient montés en pèlerinage. Dans la soirée, avant de redescendre, ils voulurent une dernière fois saluer la Vierge : « Ils entrèrent dans la Grotte mais ô miracle, à leurs regards ravis et étonnés, l'image de la bonne Vierge apparaissait souriante, voulant probablement montrer par là combien elle était satisfaite et touchée de leur pieuse visite. Elle continua à sourire ainsi pendant dix minutes, durant lesquelles les assistants pleuraient de joie en se regardant les uns les autres, surpris et joyeux. Le P. Nicolas, se tournant alors vers le Consul de France, lui demanda son avis. Celui-ci prit une bougie, l'alluma et s'approcha de l'Image Sainte pour s'assurer si elle souriait vraiment... alors, se tournant vers l'assistance, il s'écria : « Je crois ! C'est là un grand miracle ! ». Plusieurs autres miracles ont été relatés dans un livre de Monseigneur Haggiar, Archevêque Grec Melkite Catholique de Saïda au début du XX° siècle.

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