25 janvier - Inde. Notre Dame du Bon Voyage 1599. Conversion de saint Paul.

Marie, fille de David et d'Aaron ? (I)

L'Ecriture souligne avec force que le Christ est d'ascendance royale, et « fils de David » : comment comprendre cette affirmation répétée ? Jules l'Africain rappelle qu' « en Israël, les noms des générations étaient comptés selon la nature ou selon la loi : selon la nature par la succession des filiations charnelles, et selon la loi, lorsqu'un homme avait des enfants sous le nom de son frère mort sans progéniture » (cité par Eusèbe de Césarée in Histoire Ecclésiastique I, I, VII). Ce critère justifie les deux généalogies différentes de Matthieu et de Luc. L'une, celle de Luc, considère l'ascendance légale, l'autre, celle de Matthieu, considère la descendance charnelle soulignant de fait l'importance des deux, l'une n'allant pas sans l'autre. Selon cette distinction, il est clair que le Christ est d'ascendance davidique selon la Loi, par Joseph, son père adoptif, qui descend de David à la fois légalement (« fils de ») et par le sang (« engendra »). Jules l'Africain ajoute encore que la grand-mère paternelle de Joseph a eu deux enfants de deux maris différents (Melchi et Matthat), qui étaient donc frères utérins : Héli, fils de Melchi, qui s'est marié et est mort sans enfant, et Jacob, fils de Matthat, qui épousa la femme de son frère, selon la loi du lévirat, pour lui donner une descendance. Dans cette hypothèse, la divergence entre les deux généalogies rapportées par Matthieu et Luc s'explique parfaitement. Mais qu'en est-il de l'ascendance charnelle du Christ, c'est-à-dire des ascendants de la Mère de Jésus ? Le credo affirme que Jésus« a pris chair de la Vierge Marie », mais la Mère de Dieu qui avait pour parente Elisabeth, « descendante d'Aaron » (Lc 1,5) était-elle du sang de David, d'Aaron, ou des deux ?

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