18 août - France. Couronnement de Notre Dame de Liesse (1857)

Deux amours se sont joints en un (III)

Permettez-moi, chrétiens , de porter aujourd'hui mes pensées au-dessus de la nature et de la grâce, et de chercher la source de cet amour dans le sein même du Père éternel. Je m'y sens obligé par cette raison, c'est que le divin Fils dont Marie est Mère lui est commun avec Dieu. « Ce qui naîtra de vous, lui dit l'ange, sera appelé Fils de Dieu.» Ainsi elle est unie avec Dieu le Père, en devenant la Mère de son Fils unique, « qui ne lui est commun qu'avec le Père éternel dans la manière dont elle l'engendre ». Mais ce Dieu, qui a bien voulu lui donner son Fils, lui communiquer sa vertu, répandre sur elle sa fécondité, pour achever son ouvrage, a dû aussi faire couler dans son chaste sein quelque rayon ou quelque étincelle de l'amour qu'il a pour ce Fils unique, qui est la splendeur de sa gloire et la vive image de sa substance. C'est de là qu'est né l'amour de Marie : il s'est fait une effusion du coeur de Dieu dans le sien ; et l'amour qu'elle a pour son Fils, lui est donné de la même source qui lui a donné son Fils même. Après cette mystérieuse communication, que direz-vous, ô raison humaine? Prétendrez-vous pouvoir comprendre l'union de Marie avec Jésus-Christ ? Car elle tient quelque chose de cette parfaite unité qui est entre le Père et le Fils. N'entreprenez pas non plus d'expliquer quel est cet amour maternel, qui vient d'une source si haute, et qui n'est qu'un écoulement de l'amour du Père pour son Fils unique .

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